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L’échec de Moussa, une « claque de la Syrie ŕ la Ligue arabe » |
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Written by L'Orient le Jour
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Comment accepter cet énième échec ? Comment se l’expliquer rationnellement quand tout laisse présager que l’étape qui va suivre ne sera en rien moins dure que toutes celles qui ont précédé ?
Il ne fallait pas être devin pour prédire l’échec de l’initiative arabe.
Car, comme l’a d’ailleurs fait remarquer le chef de la Gauche démocratique, le député Élias Atallah, la Ligue arabe se devait de se comporter en arbitre et non pas en simple médiateur.
La délégation aura travaillé d’arrache-pied trois jours durant, dormant peu, se livrant à toutes sortes de concertations intensives, et s’entretenant avec un très large éventail de forces politiques et spirituelles. Le résultat ? Sinon un retour à la case départ, du moins des progrès tellement médiocres qu’ils ne méritaient même pas d’être annoncés en direct à la télévision.
Pour la majorité, c’est l’opposition qui a fait volte-face à la dernière minute, « sur injonction syrienne », alors que le camp du 8 Mars avait déjà donné son accord de principe à une reprise du dialogue. « La Syrie a infligé une claque à la Ligue arabe », ajoute-t-on de même source. Pour les forces du 14 Mars, il va donc de soi que « tant que des pressions sérieuses ne seront pas exercées sur le régime syrien, le Liban ne connaîtra pas la paix ».
Même si la majorité gouvernementale insiste sur le seul point positif de la visite de Amr Moussa, en l’occurrence la condamnation d’un éventuel second gouvernement, « le danger est là », le danger reste, tant sur le plan sécuritaire que politique. « La Syrie a accueilli Moussa en fermant les frontières et en publiant la déclaration de Chareh » (qui a affirmé que les alliés de Damas sont plus forts que le camp adverse), ont ainsi souligné les forces de la majorité, avant de noter que si l’initiative du secrétaire général de la Ligue arabe n’était pas réellement du goût de tous les pôles du 14 Mars, tous ont quand même donné leur consentement, « à contre-cœur », mais consentement quand même, aux propositions de solution avancées par Amr Moussa.
Un ministre de la majorité affirme à cet égard que le désaveu de la Ligue et de sa mission rappelle étrangement les circonstances qui prévalaient en 1976 lorsque la Syrie a usé de tous les stratagèmes pour obtenir le retrait des troupes arabes qui participaient à la Force de dissuasion arabe, une manière de faire du Liban une chasse gardée syrienne. « C’était à prévoir », souligne ce ministre.
Dans les milieux aounistes, on insiste sur le fait que « le principe de la nécessité d’un gouvernement d’union nationale a été reconnu, ce qui en soi est une victoire ». Mais sur le reste, les ténors du courant aouniste aiment à rappeler qu’ils font davantage partie d’un courant « centriste », manière de dire que l’initiative Moussa n’a pas été rejetée en bloc. C’est peut-être cela qui a fait dire à Amr Moussa que sa visite a ouvert « de nouveaux horizons ». Toujours est-il que pour les proches de Michel Aoun, si les tractations ont échoué, c’est sans aucun doute la faute à la majorité, « puisque c’est elle qui a le plus d’impact sur la scène politique locale » (assertion qui contredit les propos du vice-président syrien, Farouk el-Chareh). Sur ce plan, les milieux aounistes insistent sur le fait que la Syrie « est en train d’exploiter la situation contradictoire qui sévit au Liban », mais ils notent : « Nous ne sommes pas et nous ne serons jamais les alliés de M. Chareh au Liban »... À méditer. « Il ne faut pas aller vers le vide constitutionnel, il faut arriver à l’échéance présidentielle en étant protégés au maximum. Ensuite, il faut penser en tant que libanais et se remettre en question, mais pas avant d’avoir formé un gouvernement d’union. Le dialogue est un luxe que les Libanais ne peuvent pas se permettre actuellement », poursuivent les sources aounistes. Du côté du Hezbollah, on insiste aussi sur « l’importance d’organiser dans les délais l’élection présidentielle, telle qu’elle est prévue par la Constitution ». « Nous nous refusons à violer la Constitution », ont également déclaré ces sources.
Pourtant, dans sa conférence de presse, Amr Moussa a bien précisé qu’il avait passé de longues heures à discuter avec Nabih Berry pour tenter de parvenir à une solution, avant d’ajouter que la majorité (par le biais de Saad Hariri) avait accepté l’initiative dans sa totalité. Une manière implicite de montrer quel camp a réellement accepté le texte de la proposition de solution qu’il avait élaboré et lequel l’a effectivement rejeté. Damas et Téhéran ont dit non. L’opposition, par le biais notamment de MM. Berry et Nasrallah, se sont empressés de suivre. L’argumentation pauvre censée expliquer le rejet de l’initiative et fournie par les sources du Hezbollah le démontre d’ailleurs assez clairement. Sur le plan diplomatique, l’initiative amorcée par la France par le biais de Jean-Claude Cousseran a été quelque peu freinée. M. Cousseran avait un temps envisagé de se rendre à Damas – où il a été ambassadeur – pour rétablir le dialogue franco-syrien. Or, le ministre saoudien des Affaires étrangères, Saoud el-Fayçal, qu’il a rencontré le 14 juin à Rabat, a relevé qu’il serait préférable de maintenir une position ferme vis-à-vis de la Syrie. Dans le même temps, le roi Abdallah, en villégiature au Maroc, a téléphoné de son palais de Casablanca au président français Nicolas Sarkozy pour lui rappeler que son pays avait « épuisé toutes les ressources diplomatiques avec la Syrie ». Le Liban est donc réellement, une fois de plus, dans une phase critique qui dépendra largement de l’attitude que décidera d’adopter la communauté internationale à l’égard de la Syrie. Ainsi ne faut-il pas perdre de vue que la Ligue arabe n’était peut-être que le premier pas de l’internationalisation du problème endémique libano-syrien. D’ailleurs, la Ligue compte présenter un rapport sur la teneur des obstacles ayant empêché la relance du dialogue interlibanais. Peut-être l’étape ultime avant de passer au stade supérieur : celui de l’ONU sans doute.
La situation L'article de Lélia MEZHER
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Madness takes over Lebanon.
Militants are fighting in the streets of Beirut. Military guns are on both sides. What is the prospect of such a situation. Aren't the Lebanese fed-up with wars?
23 November 2007
Lebanese President Emile Lahoud left the Baabda presidential palace without handing over the power to a new president. This is the first time since independence in 1943. |
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