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"Most of the greatest evils that man has inflicted upon man have come through people feeling quite certain about something which, in fact, was false."
Bertrand Russel
(1870-1970)

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JulyWar2006, Stop the War.
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Séance d’interrogation PDF
Written by Tayyar   
Séance d’interrogation houleuse aujourd’hui à la Chambre et Joumblatt demandé « de force » par l’Interpol
Le Bloc parlementaire du Changement et de la réforme rend le gouvernement responsable des armes palestiniennes en dehors des camps.



1. La situation interne :


Les observateurs s’attendent à ce que la réunion de la Chambre des députés qui aura lieu aujourd’hui soit houleuse en raison des sujets ardents que certains députés proposeront et qui portent sur la négligence dont le gouvernement a fait preuve à plusieurs niveaux, avec en arrière-fond l’agression palestinienne sur une patrouille de l’armée libanaise dans la Békaa qui a fait un martyre de l’armée, le brigadier Moustapha Methlej, et la demande d’arrêt avec recours à la force présentée par la Syrie à l’Interpol pour le député Walid Joumblatt. Le Bloc parlementaire du Changement et de la réforme, s’en est pris au gouvernement concernant les raisons de l’agression contre l’armée libanaise et lui a fait assumer la responsabilité de l’atermoiement et de la négligence dans la prise de mesures pratiques visant à mettre un terme à la présence des armes palestiniennes en dehors des camps et à régler la question de l’armement au sein des camps, conformément au mandat que lui a unanimement attribué la Conférence de dialogue national. À l’issue de sa réunion hebdomadaire tenue hier, le Bloc a également critiqué le gouvernement pour son abstention de traiter du dossier des relations libano-syriennes, allant jusqu’à lui demander de démissionner, et a déclaré que « toute arme brandie contre les forces militaires libanaises est un ennemi qu’il faut confronter ».



     Outre l’agression contre l’armée libanaise, les députés discuteront aujourd’hui de la demande d’amener de la Syrie contre le député Walid Joumblatt et les députés du 14 mars interrogeront le président Nabih Berri dans le but de lui faire prendre une position anti-syrienne à ce sujet.
D’autre part, les députés discuteront des remblais installés par la Syrie en territoire libanais sous prétexte de vouloir empêcher tout trafic. Ce sujet était d’ailleurs traité hier par les Mohafez de la Békaa et celui de la montagne de Damas. Dans ce cadre, on souligne que le Bloc du Courant du futur a appelé hier soir à « mettre un terme à l’entrée des armes au Liban », agissant ainsi à titre d’opposition alors qu’il représente le gouvernement et que c’est lui qui prend les décisions et qui donne ses ordres à l’armée et aux forces de sécurité responsables de surveiller les frontières et d’empêcher tout trafic, d’assurer la sécurité sur tout le territoire libanais et de confronter toute arme illégale.

Pendant ce temps, le président de la Chambre, Nabih Berri, a accordé un entretien au journal Al Safir dans lequel il met en épreuve le Premier ministre Fouad Siniora en disant « demandez à Siniora les raisons pour lesquelles il hésite à visiter Damas », voulant dire qu’il « doute des engagements internationaux de certains », rappelant les engagements que le Premier ministre avait pris envers la communauté internationale et les États-Unis et dernièrement la Syrie, sans toutefois les respecter ni les avouer.
Le président Berri a également signalé que le document d’entente entre le Hezbollah et le CPL ne l’obligeait en rien et s’est demandé « pourquoi la distance avec n’importe quel coin est plus proche que la distance avec Damas ». Il a ainsi réaffirmé que les portes de Damas étaient ouvertes à Siniora et a averti que « la chute du gouvernement signifiait le vide et la crise », ajoutant que « si les relations entre le Liban et la Syrie restaient telles qu’elles, les seules relations diplomatiques que nous verrons ressembleront à celles qui existent entre les États-Unis et la Libye, c’est-à-dire d’une position de sujétion et de prosternement ».
Berri n’a pas hésité à critiquer ceux qui s’attaquent à la Syrie et qui lui demandent de dialoguer, répondant ainsi au député Saad Hariri qui a réitéré de Moscou son accusation au Président syrien, Bashar Assad, d’avoir menacé son père et qui a demandé au Président russe d’intervenir au niveau des relations diplomatiques entre le Liban et la Syrie.

On apprend que des contacts russes et saoudiens, orchestrés par le Président égyptien, Hosni Mobarak, ont commencé en direction de Damas, en vue d’apaiser les tensions entre la Syrie et le Liban, tensions aggravées par les positions prises par certains responsables libanais vis-à-vis de la Résolution 1680. Quant au représentant du Secrétaire des Nations-Unies pour le Moyen-Orient, Geir Pedersen, il a appelé au désarmement des Palestiniens dans les camps et a affirmé que l’ONU ne voit aucun inconvénient au rattachement des fermes de Chebaa au Liban à condition que le Liban et la Syrie soient d’accord sur ce point.

2. Points de vue :
• Emile Lahoud : Nous ne permettrons à aucune partie d’agresser l’armée.
• Bloc parlementaire du Changement et de la réforme : La position du gouvernement vis-à-vis de la 1680 met fin à sa solidarité et fournit une bonne raison pour sa démission.
• Nabih Berri : La 1680 est une résolution mutilée... Et pourquoi trouvent-ils la distance avec n’importe quel coin plus courte que celle avec Damas?
• Saad Hariri : Moscou peut nous aider à améliorer nos relations avec la Syrie.
• Farid el Khazen : Nous n’accepterons pas la marginalisation de la Présidence.
• Sélim Hoss : La réforme politique est la voie d’accès à la réforme globale.
• La Ligue maronite : Dénonce « l’agression ignoble » contre l’armée.
• Faouzi Salloukh : Il faut un climat de calme pour traiter les dossiers avec la Syrie.
• Le Patriarche Sfeir : Le Liban ne peut exister qu’avec un Président vigilent, un gouvernement efficace et un parlement qui sait faire la part des choses.
• Cheikh Naïm Kassem : La meilleure stratégie pour le Liban serait l’harmonie entre la Résistance et l’armée.

 

23 Mai 2006     Secrétariat du Bloc parlementaire du Changement et de la réforme - Traduit par NT

 
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