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Échec des tentatives de changer le gouvernement |
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Written by l'Orient le Jour
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De la nécessité d’un nouveau pacte national dans le respect de Taëf
Les députés du Hezbollah et du courant du 8 Mars s’emploient actuellement à faire assumer la responsabilité de la mauvaise gestion des conséquences de l’offensive israélienne au gouvernement Siniora, dans le but de le pousser à la démission. Cette démission préparerait ainsi le terrain à la formation d’un gouvernement d’union nationale qui accorderait une plus grande place aux députés de la minorité qui se considère aujourd’hui victorieuse.
En demandant la formation d’un nouveau gouvernement, le Hezb serait aussi en train d’opérer une fuite en avant pour courcircuiter la campagne politique et populaire qui commence à s’élever contre lui. Afin d’éviter qu’on lui demande des comptes, le Hezb a ainsi d’ores et déjà commencé à payer des indemnités aux victimes de la guerre qui l’a opposé à l’État hébreu. Le parti a aussi rassemblé ses députés ainsi que les politiques qui lui sont proches pour lancer une campagne contre l’actuel gouvernement, l’accusant de ne pas être à la hauteur de ses responsabilités à l’égard des victimes du conflit.
C’est en se basant sur ces considérations que le Hezbollah demande la formation d’un gouvernement d’union nationale ou, sinon, l’élargissement du cabinet actuel qui pourrait alors compter parmi ses membres des députés du Bloc de la réforme et du changement, et d’autres forces actuellement non représentées au sein du gouvernement.
La majorité reste cependant attachée au gouvernement en place et refuse tout élargissement, à l’instar des grandes puissances qui n’apprécient guère ces velléités de changement. Une façon pour la communauté internationale de réitérer son soutien à Fouad Siniora, à qui elle reconnaît désormais une stature d’homme d’État. D’aucuns considèrent ainsi aujourd’hui qu’il faut le laisser terminer ce qu’il a commencé, et notamment les préparatifs de Beyrouth I. Toutes ces considérations poussent une source ministérielle à affirmer que la situation restera inchangée, voire même que les tiraillements politiques vont se poursuivre.
Il n’en reste pas moins que ce qui est exigé aujourd’hui, c’est la mise en place d’un projet politique, une sorte de nouveau pacte national, dans le respect de Taëf et auquel toutes les parties devront se conformer. L’autre nécessité est de reconnaître l’échec de tous les projets antérieurs qui n’avaient que des cachets communautaires localisés.
Dans ce cadre, une source politique proche des forces du 14 Mars assure qu’il existe des efforts tendant à faciliter une réunion entre Hassan Nasrallah et Saad Hariri. Cette rencontre permettrait de sortir le pays de la crise politique dans laquelle il se débat actuellement.
Philippe ABI-AKL
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Madness takes over Lebanon.
Militants are fighting in the streets of Beirut. Military guns are on both sides. What is the prospect of such a situation. Aren't the Lebanese fed-up with wars?
23 November 2007
Lebanese President Emile Lahoud left the Baabda presidential palace without handing over the power to a new president. This is the first time since independence in 1943. |
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