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Les haririens reprochent à la Résistance son ingratitude ; le Hezb porte Lahoud aux nues Le dialogue lundi, malgré tout
À quelque chose, malheur est bon. Après l’explosion, jeudi, en Conseil des ministres, les contacts se sont multipliés hier à une vitesse grand V, que ce soit entre les différents pôles libanais, ou une partie de ces derniers avec certains ambassadeurs fortement immergés dans les méandres du landernau politique local. L’objectif est simple : le dialogue doit reprendre malgré tout et coûte que coûte dès lundi, comme prévu, quelle que soit l’ambiance qui prévalera autour de la table (surtout entre Fouad Siniora et Nabih Berry) et aussi inexistants que seraient les résultats des débats.
En attendant, chacun fait ce qu’il a à faire en de telles circonstances. La majorité a volé à la rescousse du Premier ministre, les haririens ont reproché à la Résistance son ingratitude, le mufti de la République a salué la « politique sage » de Fouad Siniora ; le Hezbollah a porté, toute timidité récente oubliée, Émile Lahoud aux nues ; le palais de Baabda s’est lâché contre la majorité « illusoire » ; le patriarche Sfeir a vivement déploré l’incident d’avant-hier, et son hôte, Jeffrey Feltman, a réaffirmé l’appui ferme et non négociable des États-Unis au Liban. Quant à Fouad Siniora lui-même, il a souligné que l’État est le seul à même de protéger les Libanais. Enfin, cerise sur le gâteau, le ministre des AE, Faouzi Salloukh, accusé en coulisses par le PM de l’avoir trahi à Khartoum, a affirmé que le « malentendu » avec le chef du gouvernement est né « d’une erreur technique ».
Nos informations et l’article de Scarlett HADDAD
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